Tendresse - OL- GS Carisma

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Souvent, lorsque nous marchons sur le Labyrinthe, ici à Angers, une petite coccinelle rouge fait son apparition et semble vouloir nous accompagner le long du chemin. Cette minuscule créature provoque souvent l’étonnement et réveille en nous un sentiment de grande tendresse. Nous voulons alors en prendre soin. Chacun veut éviter de lui marcher dessus et nous sommes même tenté(e)s de la prendre dans nos mains et de la caresser." Nous laissons donc cette charmante petite coccinelle aller et venir à son rythme. Elle devient alors, quelque part, notre compagne de la nature et nous rappelle que la terre et la nature cheminent et cherchent aussi à exprimer la tendresse du cœur de Dieu". Le cœur qui désire prendre soin de toutes vies est un cœur rempli de tendresse."


Nous avons découvert avec étonnement qu’au Moyen Âge, la coccinelle
était appelée "bête à bon Dieu", ou encore "bête à Marie" dans la traduction anglaise de cette expression. Elle était souvent représentée avec un manteau rouge sur les tableaux religieux anciens. Les fermiers l’invoquaient afin qu’elle porte assistance à leur récolte. Les coccinelles arrivaient alors et aidaient les fermiers en mangeant les pucerons qui menaçaient leurs champs et sauvaient ainsi leurs récoltes. En reconnaissance de cette aide précieuse, ils les baptisèrent "bêtes à bon Dieu". On dit que les sept taches de la coccinelle symbolisent les sept joies et les sept douleurs de Marie.

L’une des images les plus populaires de Notre Dame, surtout dans les églises d’Europe de l’Est, est celle de Notre Dame de Vladimir, connue en tant que Vierge de Tendresse. Sur cette icône, le Christ enfant est blotti contre sa mère et la regarde intensément. Marie est intimement liée à son Fils et regarde en même temps les personnes à l’extérieur.
La statue de SJE de la Vierge Mère donnant le sein à l’enfant Jésus, est pour beaucoup d’entre nous, notre image favorite de la tendresse de Marie.  

Grâce à ses lectures passionnées de l’Évangile, Sainte Marie Euphrasie était profondément convaincue de la tendre miséricorde de Jésus le Bon Pasteur envers chacun de nous. Elle était particulièrement touchée par la tendresse aimante de Dieu, et prenait à cœur les paroles de Paul : "Mais lorsque Dieu notre Sauveur a fait paraître sa bonté et son amour pour les hommes, il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous faisions, mais selon sa miséricorde."(Tite 3, 4-5).

Sainte Marie Euphrasie ressemblait à Marie dans sa façon de se sentir proche des gens. Grâce à son intériorité et sa profonde union avec le Christ en prière, elle entrait en contact avec les autres et suscitait des sentiments de tendresse en eux. Elle avait l’habitude de dire: "Il faut être bonnes, extrêmement bonnes"
 "Employez toujours la douceur et la condescendance (…) redoublez de vigilance et de tendresse à leur égard pendant la maladie."

Il est réconfortant de savoir que Sainte Marie Euphrasie agissait progressivement sur cet aspect de ses relations. Elle admit que lorsqu’au début elle travaillait avec un groupe de jeunes, elle avait une approche plutôt sévère. C’est son confesseur qui lui montra qu’elle devait laisser de côté cette sévérité.


Chacune d’entre nous peut réfléchir sur son propre cheminement de la sévérité à la tendresse.

Prie Osée 11,1-4. Qu’entend-on par tendresse?

La façon la plus simple de le découvrir est d’explorer ta propre expérience. Rappelle-toi des rencontres où tu as fait l’expérience "d’un moment de tendresse".  Repense à cette situation. Qui était avec toi? Quels sentiments as-tu éprouvés?

Repense à une situation où tu as montré de la tendresse pour quelqu’un. Quelle était cette situation? Quels étaient tes sentiments?

Prends un portrait de Sainte Marie Euphrasie et Saint Jean Eudes et rappelle-toi des moments où ils ont empli ta vie de tendresse.

Le dictionnaire dit que la tendresse est une sensibilité aux émotions, aux sentiments des autres. On peut également le comprendre comme: "une détente qui provient de la conscience d’être totalement et profondément aimé(e)".
Dieu s’est prononcé sans réserve à ce sujet : " Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle nourrit, cesse-t-elle de chérir le fils de ses entrailles?  Même s’il s’en trouvait une pour l’oublier, moi, je ne t'oublierai jamais! " (Is.49:15)

Prie  Isaïe 49 10-16

Comment puis-je célébrer cette tendresse aujourd’hui dans ma vie?

"Bien qu’ayant une attitude extrêmement sévère et sérieuse, Saint Jean Eudes était très bon et attentionné."
Nous savons qu’il était connu pour être très tendre avec les personnes qui venaient à lui en confession. On disait de lui qu’il était tel un lion en chaire et tel un agneau au confessionnal. Il encourageait ses prêtres à se montrer extrêmement tendres au confessionnal. Durant deux mois et demi, indiffèrent au danger, il vécut dans un énorme tonneau au milieu des champs afin de ne pas disséminer l’infection des victimes de la peste, qu’il soignait. Dans les soins qu’il promulguait à ces victimes, on disait de lui qu’il montrait beaucoup de tendresse.

La vie de Sainte Marie Euphrasie a été guidée par sa grande tendresse et son amour envers les jeunes filles ou les femmes blessées qui venaient dans les maisons du Bon Pasteur. Elle conseillait aux Sœurs : "Servez-vous donc premièrement de la douceur; ayez soin ensuite de prendre toujours le rebours des tentations. On ne veut pas faire une chose, ne la commandez pas; on vous parle avec vivacité, gardez un grand sang-froid."
Marie Euphrasie osait aimer tendrement dans une époque où l’autoritarisme et les mesures punitives étaient de mise pour ceux/celles qui ne se conformaient pas à ce que l’on attendait d’eux. Elle traitait les gens avec bonté et fermeté. " Gardez-vous bien d'user envers elles d'une rigueur sévère et d'un commandement altier (…) vous gagnerez toujours les cœurs et les esprits par la grande douceur."

La tendresse est bloquée par la dureté du cœur et la rigidité. Cette dureté et cette rigidité viennent souvent de la peur, de la démesure et d’une fausse idée de Dieu. Cela doit être compensé par la discipline, le courage et la contemplation.

La tendresse exige de la discipline, et même une discipline du corps : une discipline des yeux et du cœur. La tendresse exige du courage, le courage d’avancer pas à pas, de s’investir affectivement (un sourire, un mot, une bonne volonté, un remerciement, un salut, une phrase…) Il y a de la sagesse dans ces petits gestes qui constituent le tissu de notre vie quotidienne.

La tendresse est risquée. La tendresse implique la contemplation et le silence qui nous amènent à l’expérience du respect de Dieu, des autres, de la nature, de toute chose. La tendresse se nourrit de cette contemplation.


Parle à Dieu de la façon dont nous pouvons développer un climat de tendresse et réduire la rigidité dans notre vie et notre œuvre commune sur la planète.





Si tu le desires, tu peux aller dans "Outils supplémentaires" pour y puiser: photos, videos etc... qui peuvent t’aider.



 
 
 
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